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Classique Lyrics
- Genre:Hip Hop & Rap
- Year of Release:2024
Lyrics
Djidjidjiiks (Djidjidjiiks)
Tchek 1, 2, 1, 2 ouais
Je viens d'la banlieue parisienne… Où la vie est brutale et sans repos
Là où la frontière entre ombre et lumière n'est que létale
Qui sème le vent… récolte la tempête et le tempo
Et puis tant pis, et si mes propos vont te choquer, j'en ai sous le capot
J'te fais l'topo, je survivrai même si j'finis en mandat de dépôt
Première consultation, c'est comme voir Paris sous les bombes
J'ai RDV avec le destin, l'adresse indique les catacombes
J'connais déjà la vie de rue, j'viens d'l'école du micro d'argent
Là où les mots, les rimes sont catapultés d'manière négligente
Dehors, y'a plus de légendes, j'entends que des NTM
P't-être que l'combat continue, ma parole, y'a qu'ça que t'aimes
Nous, les princes de la ville, on affronte chaque tempête
Là où quelques gouttes suffisent pour que ça pète et c'est l'chaos
Et pour le code de l'honneur, j'ai vu beaucoup trop d'KO
Tous ensemble, chacun pour soi, ici règne le mauvais œil
Et si c'était à refaire, je ferme moi-même le cercueil
Ceux qui savent, écoutent, y'a plus le respect des anciens
La vie avant la mort, j'ai tout vu comme un Haïtien
Du rire aux larmes, mon art de rue résonne, tu vas être fasciné
L'avenir est à nous… j'viens d'un paradis assassiné
Tout va finir calciné, donc faut graver ça dans la roche
Les mains sales sont la fierté des nôtres… et celles de nos proches
J'prends un temps mort, la chaleur monte… au-delà de mes limites
Le ghetto a son patrimoine, j'suis déjà tombé dans la marmite
J'vise le Panthéon… la main sur le cœur, je m'autopsie
Un éternel recommencement comme mentir en démocratie
Dans ce monde en perdition, le barillet est plein de vérités
C'est toujours pour ceux qui savent, pour ceux qui pensent le mériter
Dans ma bulle, j'm'enferme… quand ma plume se déchaîne
La mélodie des briques… j'suis Vincent Cassel dans La Haine
J'met des patates de forain, ton crâne fait des allers-retours
À chaque frère, faut pas mentir surtout quand il s'agit d'contours
Mais qui suis-je ? J'viens du 9.3 et on fait bellek aux Boulogne boys
Des cowboys hostiles, y'a foil, c'est ça, cauchemar du rap français
Jusqu'à la mort, jusqu'au succès, j'essaierai de crever l'abcès
Le général de mes pensées n'veut jamais m'y donner l'accès
La petite voix, à chaque essai, déclenche les sirènes du charbon
L'or noir dans mes veines, méfiant comme un diamantaire du Gabon
Dans la capitale du crime, il n'reste qu'le code de l'horreur
Suis-je le gardien de mon frère… ou suis-je simplement une erreur
Dans ce monde si amer, un écrasement de tête ne fait plus peur
J'ai mes repères à l'ombre du show business, il n'reste que la terreur
Ils ne sont pas au courant de nos galères et d'nos douleurs
Prolongations en noir et blanc, c'est toujours une question de couleur
Dans mon école, ça vise les points vitaux, ça finit paraplégique
Pas d'message subliminal, pas d'miraculé, qu'des fins tragiques
La mer m'attire, le chant des sirènes résonne, mais j'reste droit
L'apogée en Nika, j'veux juste un futur où on serait trois
J'cherche ma place dans la légende, chaque jour, j'continue de croire
La fête est finie, c'monde est cruel, maintenant je porte ma croix
C'est un fait, j'ai d'noir désir, dans ma paranoïa, mon cœur
J'suis le dernier MC à texte, j'rap la symphonie des chargeurs
Un challenger, un affranchi… un derniers salopards
Toujours en rééducation, j'ai le feu dans mes yeux
J'viens de Blanc-Mesnil, j'suis passé chez So', chez nous pas de cessez-le-feu
Tout ça n'a ni queue ni tête, j'crois bien que mon cœur avait raison
Batterie faible mais l'esprit fort, la j'bombarde sur la A7
Des bandits saletés dans l'ombre, j'ai l'anarchie comme concept
Les anges et démons se disputent à qui sera le chef de la secte
M.I.L.S dans la fosse aux lions du 9.3 au 9.7
J'suis taciturne, j'vise le ciel, les étoiles vagabondes me guident
J'ai l'vague à l'âme, ma némésis et mon destin m'donnent des rides
L'art de la guerre comme Julius, bien sûr, j'suis 13 organisé
Ceinture noire du rap, surnaturel, chaque phase va t'épuiser
J'vais détruire ta civilisation… sans ultimatum
Le monde est méchant donc sur ta gueule, la menace fantôme
J'suis le jefe donc nique le casino, j'ai même plus l'temps d'sourire
Moi je m'évade, je crée, je respire, il est trop tôt pour mourir
Vas-y Ben J, arrête l'instru, j'suis en train d'fumer ce classique
Les gens comprendront pas, y'a que des noms d'albums dans ce titre
C'est la cerise sur le ghetto qu'est devenu beaucoup trop toxique
J'donne trop d'caviars à ces porcs, voici du vrai rap nostalgique